Archives Mensuelles: mars 2012

Entreprendre au Maroc

« Ah bon ?? Tu pars en vacances ?? », a été la réponse systématique que j’ai eue quand je disais que ma prochaine destination était le Maroc… quel dommage ! Surtout quand on voit le potentiel de développement qui existe là-bas et les valeurs entrepreneuriales ! Les entreprises françaises commencent à y retourner ? Elles ont bien raison !
Tous les entrepreneurs interviewés vous diront que certes il y a quelques règles à respecter (comme partout) mais que pour eux le choix du Maroc a été déterminant dans leur développement. Ils y trouvent une main d’œuvre très compétente dans les domaines technologiques, déterminée à s’en sortir. Le pays a connu un développement extraordinaire ces 10 dernières années. Véritable porte d’entrée vers le marché de l’Afrique et proche de la France, le Maroc est une belle opportunité de développement pour les entreprises françaises.

Interview du directeur de l’ESCA

Histoire d’un entrepreneur qui a fini par créer une Ecole de Management

Comment vous parler de l’entrepreneuriat au Maroc, et laisser l’interview de M. Ghorfi seulement sur la page « universités »? Non, ce n’est pas possible !

M.Ghorfi est un entrepreneur dans l’âme. Après avoir créé plusieurs entreprises, il s’est lancé dans la création de l’ESCA, Grande Ecole de Management à Casablanca. Dans son interview, il partage avec nous sa passion pour l’entrepreneuriat. Rien à ajouter, juste à écouter:

« Un entrepreneur c’est quelqu’un qui défonce les portes, qui ose passer par la fenêtre. Ce qui est essentiel : c’est le passage à l’acte ! »

« L’argent n’est jamais une affaire nécessaire dans la création d’entreprise. Un bon projet et une bonne personne trouvent toujours de l’argent. »

« Il faut admettre qu’un entrepreneur est différent, et il faut l’accepter. »

ESCA Ecole de Management à Casablanca

esca

Création de filiales et entrepreneuriat

Histoire d’un entrepreneur qui s’est lancé en créant une filiale pour son groupe

Après quelques années dans un grand groupe en France, c’est à Casablanca que Mourad a proposé de créer une filiale pour ce groupe… Il a fait un pari, il est parti de rien, il a monté le projet de A à Z, et finalement il a réussi à créer une belle entreprise au Maroc. Dans ce cas-là, l’approche de la création de filiale est identique à celle de la création d’entreprise. Malgré son jeune âge, Mourad a réussi à fédérer une vraie équipe autour son projet où tout le monde est au même niveau quelque soit son poste, avec de belles valeurs, et connait déjà une étonnante réussite ! Comme quoi, la jeunesse n’est pas une barrière à l’entrepreneuriat !

« L’important dans l’entrepreneuriat, c’est d’avoir une vision. »

« Ce n’est pas l’argent qui compte, mais le relationnel. »

AlliativEditeur de solutions informatiques

Tout savoir sur l’entreprise: www.alliativ.com

Similitudes entre coaching et entrepreneuriat

Histoire d’une entrepreneuse devenue coach

Le parcours d’Isaure est assez surprenant… d’abord créatrice d’entreprise très jeune, elle a essayé de rentrer dans les rangs et de retourner dans un grand groupe… mais là elle nous dit « qu’elle ne s’est pas éclatée ». Dans un grand groupe, « on sait qu’il faut faire comme ça », alors qu’en tant qu’entrepreneuse, elle était beaucoup plus connectée à l’environnement. Elle est donc revenue aux racines et a créé une entreprise de coaching. Sa comparaison entre entrepreneuriat et coaching est très intéressante.

«Ne mettez pas votre intuition de côté parce qu’on vous dit qu’il faut faire comme ça. Allez-y et faites confiance à votre intuition.»

L’entrepreneuriat, une solution d’avenir !

Histoire de deux entrepreneurs qui se sont lancés dans l’entrepreneuriat, alors qu’à l’origine ils ne « savaient pas quoi faire »

Quand on entend de telles histoires, un seul message à vous faire passer : suivez votre cœur, et ne vous posez pas trop de questions !

// Marie Pastelot //

Que faire quand on ne sait pas du tout ce qu’on veut faire de sa vie après les études ? Créer une entreprise ! En tout cas, c’est la réponse de Marie Pastelot, qui a créé son activité pour avoir un travail qui lui correspondrait parfaitement. C’est ainsi qu’est née Nalian, une société de naming, avec un nouveau concept: le marketing de conviction.

« Le projet de création d’entreprise nous paraissait plus à notre portée et nous motivait plus, plutôt que de rentrer dans un cadre défini. »

NalianSociété de création de marques

Tout savoir sur l’entreprise: www.nalian.eu

// Guy Periers //

L’expérience de Guy Periers est très intéressante également, car Guy avait le choix entre deux offres à la sortie de l’école, il a choisi la « plus décalée », comme ça au moins, s’il arrivait à surmonter l’épreuve, il pourrait ensuite tout faire ! Le pari a été réussi, car il a ensuite créé une super boite à Casablanca, et est CCEF (Conseiller du Commerce Extérieur de la France) !

« Le risque est le même pour un salarié et un entrepreneur. L’entrepreneur peut faire faillite, le salarié peut se faire virer. »

« C’est l’inconnu qui fait peur, mais l’entrepreneuriat n’est pas plus difficile qu’autre chose. »

MABCFibres d’acier pour béton composite

Tout savoir sur l’entreprise: www.hadimix.ma

Entreprendre dans le web à Casablanca

Histoire d’un entrepreneur qui a choisi Casablanca pour lancer son site web

Vincent appartient à la grande famille des personnes qui n’étaient pas prédestinées à être entrepreneur, et pourtant… c’est dans le web qu’il a décidé de lancer son activité, et c’est Casablanca qu’il a choisi pour poursuivre le développement de son entreprise. Il explique les avantages qu’il a trouvés au Maroc, et nous donne quelques tuyaux concernant le lancement d’une activité dans le web.

« Quand on a 25 ans, on peut toujours se planter, et se relever ! Il faut être fonceur à cet âge-là, on ne le sera pas plus tard. »

BetrousseSite web en cosmétiques

Tout savoir sur l’entreprise: www.betrousse.com

Entreprendre au Québec

En complément des vidéos, voici quelques mots sur l’entrepreneuriat vu par les québécois.
Québec est une terre réputée entrepreneuriale… En effet, il existe beaucoup de soutien au niveau de l’entrepreneuriat, à travers des organismes, des lois, des écoles, etc.. Mais plus que tous les soutiens, on y trouve un état d’esprit, un vrai ! Vous le verrez dans les vidéos, tous vous disent qu’au delà de la tâche d’entreprendre en soit avec toutes les difficultés qu’elle comporte, il est « facile d’entreprendre au Québec ».

Attention en revanche. Si de nombreux critères sont réunis pour nous donner envie d’entreprendre là-bas, il ne faut pas pour autant arriver en territoire conquis et penser que la tâche va être simple car on y parle français… On vous le rappelle dans les vidéos, ce n’est pas parce que la langue est proche de la nôtre, (elle peut d’ailleurs être bien différente parfois), que la culture n’y est pas totalement différente ! Alors comme dans tous les autres pays, il faudra s’adapter…

Mais pour les points positifs à retenir, entreprendre au Québec c’est un peu comme en Californie, on retrouve cet esprit où tout le monde a sa chance, peu importe la formation que vous avez, peu importe ce que vous avez fait avant, ce qui est important, c’est vous, et votre projet !

Pour qualifier l’entrepreneuriat au Québec, il est indispensable de parler du fameux « réseautage ». Là-bas, il est facile de rencontrer des gens, et pour preuve, tout est fait autour de ça. On citera par exemple le traditionnel « 5à7 ». Petit conseil des québécois par rapport à ce réseautage: faire preuve d’ouverture ! Et pour illustrer cela, voici la théorie du verre à moitié plein:

Quand vous réseautez, il faut avoir le verre à moitié plein pour avoir quelque chose à offrir, et le verre à moitié vide pour pouvoir recevoir…

Certains diront que c’est « utopiste », ce à quoi nous répondrons : « peut-être en France, mais au Québec, ça marche tous les jours comme ça ! »

On ajoutera à cela des niveaux hiérarchiques moindres, une proximité impressionnante, sûrement due au tutoiement qui est de rigueur. Deux citations typiques:

« Donnez, donnez, donnez, puis ensuite vous recevrez… »

« Seul on va plus vite, mais ensemble on va plus loin »

On lisant tout cela, on comprend pourquoi nos entrepreneurs français restent là-bas… mais soyons un peu optimistes, et espérons que ces bonnes pratiques arriveront un jour à traverser l’Atlantique… quand on y réfléchit, c’est juste un retour à un peu de simplicité ! Et puis après tout, on est cousins !!