Archives Mensuelles: juin 2012

Entreprendre en Chine

Pourquoi la Chine attire autant les entrepreneurs ? Pourquoi d’un autre côté fait-elle encore si peur ? D’ailleurs, est-ce que le fait d’en avoir peur a encore du sens aujourd’hui ?

Chaque entrepreneur répondra à ces questions dans son interview, et je vous invite à les écouter car les visions des choses peuvent être très différentes.
Mais certains points communs ressortent, en voici un bref résumé, pour vous mettre dans l’ambiance chinoise avant de regarder les vidéos.

Pour commencer par les points positifs, la Chine est (ce n’est plus un scoop), un pays en pleine croissance. Qu’est-ce que cela signifie pour un entrepreneur ? Que c’est un pays d’opportunités, où il existe un dynamisme qui donne des ailes et qui fait que nous aussi, on veut monter dans le train. Et ça tombe bien, tout le monde a sa chance ! Même si en Chine comme ailleurs on ne peut faire abstraction des règles de base qui sont avoir un projet solide et une forte envie de le développer. Car comme partout, il faudra du courage à l’entrepreneur pour arriver à ses fins. En plus des difficultés habituelles liées à l’entrepreneuriat, la Chine est un pays où la concurrence est immense, et les barrières culturelles y sont fortes. Au-delà de la langue, les hommes de l’empire du milieu ont pour culture le bénéfice à court terme, qui peut être surprenante, et ont besoin de montrer rapidement leur réussite. Car là-bas, le bonheur passe par la possession. Mais les entrepreneurs interviewés nous ont montré qu’ils ont parfaitement su s’y adapter et qu’ils s’y sentent très bien.

En tout cas, pendant que nous, nous sommes en train de nous poser des questions sur nos business plans, les chinois ont déjà pris l’idée pour en faire quelque chose. Ce ne sera peut-être pas à très long terme, mais n’empêche qu’ils seront passés à l’action.

Alors un conseil aux entrepreneurs qui se posent la question, allez-y ! Allez voir, allez comprendre, c’est essentiel pour pouvoir s’adapter plutôt que subir. C’est un pays extrêmement passionnant, et le moins que l’on puisse dire, surprenant !
Si vous n’êtes pas encore convaincus, rien ne vaut un discours d’entrepreneur, alors écoutez ces témoignages !

Publicités

Une entreprise de caleçons à Shanghai

Histoire d’un jeune entrepreneur qui a lancé son entreprise de fabrication et commercialisation de caleçons pour hommes à Shanghai

Après avoir gagné un concours de business plan en Floride, c’est pour Shanghai qu’Alexis a fait sa valise pour y créer -après être passé par plusieurs idées et envies- Dagobear, une entreprise qui fabrique des caleçons pour hommes ! Des simples caleçons ? Pas du tout ! Je vous invite à les découvrir en regardant la vidéo.

Alexis partage avec nous de nombreux conseils. Par exemple, le fait de se lancer le plus vite possible, car tant que le produit n’est pas lancé sur le marché, on ne peut pas connaître le ressenti du client. Et si nous perdons trop de temps sur la partie recherche et à la mise en place du projet, on sera vite doublé par la concurrence. Il nous dit aussi qu’il faut savoir s’entourer, et ne pas hésiter à poser plein de questions à différentes personnes autour de soi à chaque fois que l’on en a besoin.

Enfin, il nous confirme le fait que notre entourage ne se montre pas toujours très positif à l’égard de notre idée, mais comme de nombreux entrepreneurs, Alexis nous le dit : « Il faut garder la foi ».

Il nous décrit la Chine comme un excellent terrain de jeu pour venir y tester son idée. Lui avait une idée de business toutes les semaines à son arrivée là-bas !

« Il ne faut jamais attendre d’être prêt pour se lancer. »

« Il faut être proche de ses compétiteurs et jouer sur une compétition saine. »

DagobearPrêt à porter masculin

Tout savoir sur l’entreprise: www.dagobear.fr

Après le Moyen-Orient, cap sur l’Asie et Shanghai

Histoire d’un entrepreneur qui a finalement choisi le marché asiatique après d’être spécialisé sur les pays du Moyen-Orient

Après une longue expérience au Moyen Orient, Augustin a choisi Shanghai pour développer son activité et finalement se tourner vers le marché asiatique. Il a créé la Will Trading Company, en s’associant avec un Groupe. L’entreprise était à l’origine pour développer le secteur automobile du groupe. Aujourd’hui, ils développent un nouveau produit, qui est un vélo à assistante électrique, qui sortira bientôt sur les marchés.

Ce qui est original dans ce projet, c’est que le développement en Chine s’est fait pour des questions technologiques, non de coûts !

Augustin a eu envie d’agir, de créer sa propre structure et donc de prendre le risque d’entreprendre. Pour lui c’est la volonté qui fait la différence. Quand on décide de faire un projet et qu’on s’y consacre pleinement, il n’y a aucune raison pour qu’il ne se passe pas bien. C’est la croyance et la foi dans le projet qui comptent.

Comme il nous le dit, tout est possible à Shanghai ! Mais ce n’est pas pour autant que tous les entrepreneurs réussissent. Tout le monde a bien compris qu’il y a des opportunités, et par conséquent la concurrence y est très forte. Cela n’empêche pas à beaucoup de projets de voir le jour et de très bien marcher.

« L’entrepreneuriat est avant tout une fibre. On ne devient pas entrepreneur. »

« Pour ceux qui regardent et qui étudient bien leur marché, il n’y a pas de raisons que le projet ne marche pas. »

Vlec- Par Will Trading CompanyVélo à assistance électrique ultra léger

Tout savoir sur le produit: www.vlec-cycles.com

L’entrepreneuriat au féminin en Chine

Histoire d’une femme entrepreneur qui a choisi l’entrepreneuriat après une expérience en grand groupe

Valérie Nomain a créé Chocolate, entreprise de marketing design sur Shenzhen. Ce qu’elle aime par dessus tout dans son métier, en plus de la passion pour son produit et son service, c’est de trouver les talents et les mettre en avant. Ce n’est pas seulement le fait de créer qui l’a passioné, mais c’est aussi et surtout le fait d’inspirer la création aux autres. Pour elle, il n’y a rien de mieux.

Après son expérience, elle fait le constat que plus on fait de grandes études, plus c’est une barrière à la création. Or, ce n’est pas grave de perdre, il faut y aller ! Il y a toujours plus de preuves qui montrent que ça ne marchera pas. L’entrepreneur doit garder la foi tout au long de son projet.

Valérie nous parle aussi du « virus de Shenzhen ». Même pour une personne qui n’a jamais pensé à créer, apparemment il est impossible de venir ici et de ne pas se lancer dans un projet. Shenzhen est une ville entrepreneuriale, idéale pour des entrepreneurs.

Si certains le recommandent, Valérie a réussi à créer son entreprise sans parler chinois. Selon elle, quand on est déterminé, on arrive toujours à trouver des solutions. Le plus difficile c’est finalement de comprendre la culture chinoise.

Enfin, elle nous confie que pour elle le contexte en tant que femme était plus opportun en Chine qu’en France…

«Ce n’est pas grave de perdre. Il faut juste foncer.»

«Le pire des obstacles c’est l’avis opposé des gens.»

ChocolateIndustrial and brand design

Tout savoir sur l’entreprise: www.chocolate-agency.com

Une boulangerie française à Shenzhen

Histoire d’un entrepreneur qui a choisi Shenzhen pour créer sa boulangerie

Après une formation de boulanger pâtissier en France, Clément a d’abord travaillé en France puis finalement, il a décidé de rejoindre son frère en Chine pour monter sa propre boulangerie. L’envie d’entreprendre est de famille, avec un père et un grand-père artisans. Clément souhaitait lui aussi faire son métier avec passion, en ayant sa boulangerie à lui, et être son propre patron. Et pour cela, il a choisi la Chine.

A Shenzhen, c’est tous les jours que Clément rencontre des expatriés du monde entier, et ce sont ces rencontres qui lui apportent énormément et lui offrent un dépaysement total, qui devient « limite une drogue », et lui donne envie d’en découvrir encore plus.

« Un conseil: se mettre un grand coup de pied au derrière et foncer! »

« L’entrepreneuriat et l’expatriation apportent énormément d’ouverture et d’expérience. »

Boulangerie Pâtisserie Chez Clément

chez clem

S’associer à un entrepreneur pour devenir entrepreneur

Histoire d’un entrepreneur qui l’est devenu par association à un autre entrepreneur

François Duchesne n’était pas forcément entrepreneur à la base. Pourtant, il a rencontré son associé qui était un entrepreneur dans l’âme, et hop! C’est parti ! De toute façon, il n’y a rien à perdre !

C’est du côté de Shenzhen qu’ils ont choisi de lancer Executive Brands Limited. L’idée est de représenter des marques françaises et européennes sur le marché chinois. Deux jeunes entrepreneurs, et l’aventure est lancée et se passe très bien. Prendre des responsabilités quand on est jeune, c’est possible.
Ce qui a passionné François c’est le fait d’avoir un bébé dans les mains et de le faire grandir.

« Il faut essayer différents types de métiers, d’environnements, de pays, pour vraiment savoir ce que l’on veut faire. »

Exclusive Brands LimitedReprésentation de marques en Chine

Tout savoir sur l’entreprise : www.exclusivebrands.fr

Deux associés, deux entrepreneurs différents

Histoire de deux entrepreneurs aux parcours et aux motivations différents, et pourtant associés

Nicolas et Lionel sont deux entrepreneurs qui viennent de s’associer sur un projet d’entreprise. Ils ont chacun leur parcours, et des motivations pour l’entrepreneuriat différentes… mais c’est justement ça qui est intéressant ! L’un nous dira que la Chine est en fait une somme de pays, et qu’il faut être patient et inventif parce que ce n’est pas évident, l’autre nous dira qu’il ne voit aucune différence avec la Chine si ce n’est que c’est une culture un peu plus opaque et qui nous est inconnue. L’un a entrepris pour l’acte d’entreprendre mais sans passion pour le projet en soit, l’autre nous confie que pour lui on ne peut créer une entreprise sans être passionné, comme de toute façon, l’entrepreneuriat est une succession de problèmes à gérer, petits ou grands. Mais finalement, c’est ça qui est passionnant dans l’entrepreneuriat: encore une fois il n’y a pas de règles ! A chacun sa vision et ses motivations.

Je vous laisse faire connaissance avec ces deux entrepreneurs :

«En France, les gens ont peur d’entreprendre. Il est possible et important de prendre un peu de temps dans sa vie pour se lancer dans un projet.»

«Il faut avoir le courage de partir, d’avoir un parcours varié, et non tout tracé d’avance.»

«Pourquoi l’entrepreneuriat? Parce que je ne sais pas faire autrement, je le fais naturellement.»

« Un entrepreneur doit avoir pour ambition de changer le monde. »

Jeune entrepreneur, et déjà trois entreprises au compteur

Histoire d’un jeune entrepreneur qui n’a pas créé une mais trois entreprises du côté de Pékin

Alexandre Levy est un jeune entrepreneur qui s’est lancé très tôt dans l’entrepreneuriat. Il a d’abord créé Chine Expansion, puis a ouvert ensuite une business division nommée Green Expansion, dans le secteur des nouvelles énergies. Enfin, il a participé à la création d’une entreprise dans le vin, spécialisée dans les cadeaux d’entreprise.

Jeune entrepreneur et déjà 3 entreprises. C’est tout ? Non ! Il a aussi été Président de la Jeune Chambre Economique de Pékin.

Ce qui l’a motivé c’était une « folle envie de faire les choses par lui-même », et surtout ne pas vivre le fameux « métro-boulot-dodo ». Son carburant: avoir l’impression d’être utile avec des projets tels que Green Expansion. Gagner sa vie en faisant quelque chose d’utile, c’est sa vision de l’entrepreneuriat.
Il nous explique aussi combien il est important de capitaliser sur les projets précédents pour en monter de nouveaux.

Enfin il nous prouve qu’il n’est pas si compliqué de créer en Chine, grâce au dynamisme ambiant qui anime les entrepreneurs, dans ce pays en pleine croissance.

« Oui on se pose des questions, on doute, on a la pression, du stress, et pourtant… on passe tous par là et c’est sain. Il faut y croire et passer outre ces moments-là, la satisfaction de voir notre projet se réaliser, ça vaut vraiment le coup ! »

ChinExpansionConseil pour une implantation en Chine

Tout savoir sur l’entreprise: www.chinexpansion.com

Entreprendre avant même d’avoir le bac

Histoire d’un entrepreneur qui est tombé dans l’entrepreneuriat quand il était petit

Louis est un entrepreneur pas comme les autres. Il a commencé très tôt à s’intéresser au web, il a commencé à faire des projets pour son entourage, puis s’est tout de suite retrouvé « obligé » de créer son entreprise. Comme quoi, l’entrepreneuriat parfois apparait juste comme incontournable, presque malgré nous. Louis s’est donc lancé dans l’entrepreneuriat avant même de passer le bac !
Très vite il s’est passionné pour l’action d’entreprendre, et il a été impossible pour lui de revenir dans une position de salarié, « en costard ». Il a tenté, ça n’a pas marché. Ecoutez le parcours de ce jeune entrepreneur:

« Il faut attendre d’avoir le bon projet, et ne pas se forcer à vouloir entreprendre à tout prix. Par contre avec l’idée et l’envie, ça paye toujours ! »

Interview d’un autre globe trotter – Thibaud Clément, projet Dodeqa

Histoire d’un jeune entrepreneur qui fait un tour du monde du Ecommerce avant de lancer lui même son entreprise

Originaire d’Orléans, Thibaud CLEMENT intègre Grenoble Ecole de Management en 2007 et se spécialise en Marketing. Après deux ans passés en entreprise entre la France et le Moyen-Orient, Thibaud se tourne vers le Canada pour sa dernière année d’étude, où il obtient un MBA de l’Université d’Ottawa. Sa formation commerciale et sa passion pour le web le poussent alors à s’intéresser à l’eCommerce : c’est le début du Projet DODEQA.

Projet DODEQA

12 mois. 12 villes. 12 objectifs. Tel est le programme du tour du monde que Thibaud a entrepris en octobre dernier. “Le but de cette année d’apprentissage alternatif est de compléter ma formation académique par une expérience originale et d’être mieux préparé à mener à bien mes projets de création d’entreprise.”

Pour cela, Thibaud rencontre des professionnels de l’eCommerce, développe de nouvelles compétences et explore de nouveaux styles de vie. Chaque semaine, il met à jour son blog avec les découvertes et les progrès qu’il fait mais aussi les obstacles qu’il doit surmonter.

Thibaud met en pratique ce qu’il apprend avec des projets concrets, comme le site Candyscovery, un service permettant à ses abonnés de recevoir chaque mois des bonbons des quatre coins du monde !

Il a eu la chance de participer à la conférence TEDxYouth@Krungthep, où il a parlé de la Valeur du Temps.

Depuis le mois de février, Thibaud publie régulièrement des articles sur le site de L’Entreprise. Il s’agit notamment de business spots sous forme de diaporamas et de portraits d’entrepreneurs expatriés.

Qu’est-ce qui t’as poussé à lancer ce projet ?

Après avoir obtenu un MBA au Canada, je me suis rendu compte de deux choses. La première : que je voulais travailler dans l’eCommerce, domaine fascinant à la croisée des chemins entre ma formation en marketing, ma passion pour le web et mon engouement pour l’entrepreneuriat. La seconde : qu’il me manquait des compétences, des connaissances et des contacts dans le domaine. J’ai donc tenté d’adopter une approche décalée pour compléter au mieux mon profil, en partant à la rencontre de ceux qui font l’eCommerce aux quatre coins du monde.

Quels sont les messages principaux que tu retiens des entrepreneurs que tu as rencontrés?

Chaque rencontre apporte véritablement son lot d’inspiration et d’enseignement. Si je devais retenir un message fort qui m’a été transmis, je dirais :

« Pour réussir, il ne faut pas faire comme tout le monde. » Michael Trocherie, fondateur de Wine Connexion (Bangkok).

Quelle est ta vision de l’entrepreneuriat ?

D’une part, les technologies de l’information ont réduit les barrières à l’entrée pour un certain nombre de projets, en permettant aux entrepreneurs d’avoir accès à des ressources, des outils et des réseaux d’experts comme jamais cela n’a été possible auparavant.

D’autre part, les tendances économiques actuelles montrent clairement une chose : toute tâche répétitive peut-être automatisée, externalisée ou délocalisée, rapidement et à moindre coût. Il est donc crucial de mettre l’initiative, la création de valeur, au coeur de notre développement économique.

En somme, l’entrepreneuriat devient chaque jour plus accessible et plus crucial.

Et ton entreprise… c’est pour quand ??

Le 1er septembre si tout va bien, le 1er janvier si je prends du retard !

Tout savoir sur le projet Dodeqa: www.dodeqa.com
et sur Facebook